L’Angleterre Tudor : une Renaissance ?

Le Seizième siècle anglais fait aujourd’hui l’objet de recherches continues et de nombreuses publications annuelles, principalement outre-Manche mais aussi plus récemment en France. En Mars prochain, une exposition sur les Tudor aura lieu au musée du Luxembourg (Paris), une première en France, mais la dernière d’une longue série d’expositions depuis plusieurs années. Pour définir cette Renaissance anglaise, il nous faut cependant revenir à la définition du terme de Renaissance. Synonyme de renouveau, il désigne une période faste à la fois politique, économique et culturelle. D’un point de vue artistique, le terme englobe la production artistique allant du XVème siècle en Italie au XVIème siècle en Europe qui s’inspire à la fois de l’antiquité. Mouvement humaniste, il s’agit aussi d’un courant intellectuel majeur qui forme la base de la production culturelle moderne.

Alors, y-a-t-il eu une Renaissance en Angleterre au XVIème siècle ? Au vu des recherches effectuées ces derniers mois pour la réalisation de ce dossier, on ne peut dire que oui. La diffusion des modèles italiens et flamands grâce à un commerce florissant. En effet, on peut la qualifier de Renaissance dans la mesure où il s’agit d’une période faste pour l’Angleterre. Malgré les guerres, le seizième siècle forme véritablement la base de la culture anglaise moderne avec notamment l’importance du portrait et de la tapisserie qui atteindra son apogée avec la création de la manufacture de Mortlake. Notons aussi qu’au seizième siècle se forme la littérature et surtout le théâtre à travers les œuvres de Ben Jonson et de Shakespeare entre autre, qui termineront leur carrière sous Jacques VI d’Ecosse devenu Jacques Ier de Grande Bretagne. Il s’agit sensiblement d’une Renaissance nationale, qui filtre donc les influences. Cette adaptation est faite en amont par le Roi et sa cour. C’est ainsi que la culture antique y est moins forte que dans le reste de l’Europe. Le
style aussi se distingue du reste de l’Europe avec toujours un certain conventionnisme traditionnel anglais, empreint d’influences des Flandres et surtout de l’art de la Bourgogne du XVème siècle, au détriment des formes idéalisées italiennes entre autre. L’idéalisme a cependant aussi cours, notamment dans l’art du portrait royal. L’influence italienne est tout de même présente, notamment dans le travail des objets d’art. Celle-ci sera par la suite consumée sous les Stuarts grâce à la venue d’artistes comme Rubens et Van Dyck qui inspireront une nouvelle génération d’artistes anglais, tout comme Holbein et Horenbout avaient influencé Nicholas Hilliard et Isaac Oliver.
Cette vision de la production artistique anglaise au seizième siècle est de plus en plus admise et confirmée par les nombreuses recherches. Des professeurs comme Jonathan Foyle, directeur du World’s Monument Fund, Tarnya Cooper, conservatrice des portraits du seizième siècle à la National Portrait Gallery, ou encore Suzannah Lipscomb, professeur au New College of Humanities de Londres.

Vous trouverez ci-dessous le fichier récapitulant l’intégralité de notre dossier, un fichier PDF de 68 pages gratuit.

LIVRET Tudor Renaissance

 

Nous vous remercions d’avoir suivi ces derniers mois nos pérégrinations dans le milieu de la recherche et parmi les souverains les plus célèbres d’Angleterre après la reine actuelle, Elizabeth II. A la prochaine pour un nouveau dossier.

Nous vous souhaitons, bien sûr, une bonne fin d’année!

L’équipe Un Art Anglais ?

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