Newsletter #8

Chaque semaine, une archive du blog, une oeuvre, et une lecture en ligne, et plus si affinités…

Semaine du 6 au 12 novembre

L’archive de la semaine : La splendeur visuelle de Barry Lyndon
Chef d’oeuvre de Stanley Kubrick, Barry Lyndon fait partie de cette (très) shortlist des meilleurs films historiques de tous les temps. Les costumes, l’environnement, les dialogues, la musique, tout concoure vers une beauté esthétique difficilement égalable, récompensé quatre fois aux Oscars.
Nous vous proposons donc de (re)découvrir l’analyse de Laure Nermel à ce sujet. Et si vous n’avez pas encore vu le film, il n’est jamais trop tard. Par contre, prévoyez le temps, le film dure plus de trois heures !
L’oeuvre de la semaine : La copie d’un des premiers portraits de chien
On le sait, les Anglais ont plusieurs passions : le jardin, les chevaux et les chiens. Cette tendance vers la nature et la vie animale n’est pas récente, en témoigne cette peinture représentant Bungey, le chien de Sir Harington (1561-1612).
Copié au début du XIXe siècle d’après un tableau probablement peint vers 1608, cette huile sur bois montre déjà certaines tendances dans le portrait animalier : fond uni mettant en valeur l’animal représenté ici en entier. La représentation est assez naturaliste, montrant les divers signes de l’âge du chien : les poils tombants autour du museau, l’attitude de l’animal.
Cette oeuvre témoigne déjà du goût pour les Britanniques à faire représenter leur animal préféré, qu’on pouvait déjà remarquer dans de nombreux portraits au XVIe siècle. Ce portrait où le chien est représenté seul semble cependant en être un des premiers exemples. Cette tendance est encore bien vivace, en témoigne les nombreux artistes spécialisés dans le portrait de chien que l’on peut trouver sur Google.
L’oeuvre est aujourd’hui conservée à Anglesey Abbey, dans le Cambridgeshire.
Called 'Bungay', the Favourite Dog of Sir John Harington (1561-1612) by British (English) School
Portrait de Bungey, chien de Sir John Harington, Vers 1800, huile sur bois, Anglesey Abbey (Cambridgeshire). Crédits National Trust
La lecture de la semaine : Le portail « Story of England » d’English Heritage
En constante amélioration, le site d’une des associations culturelles les plus importantes de Grande Bretagne vous propose d’en savoir plus sur l’histoire et la culture britannique à travers un portail qui vous mènera de la préhistoire à nos jours. Les événements fondateurs, les oeuvres d’art à connaître, les anecdotes historiques, profitez de ce dimanche automnal pour en savoir plus sur l’histoire de nos voisins.
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Capture d’écran du portail de English Heritage
En bref :
De nombreuses découvertes ont secoué le monde culturel anglophone ces dernières semaines. En voici quelques unes :
  • La découverte d’une gravure rupestre picte en Ecosse : le sujet passionne de plus en plus les archéologues outre-Manche. Cette gravure, en forme de dragon, est située à Orkney. Elle serait datée du VIIIe siècle. Découverte début 2016, cette sculpture s’ajoute à la longue liste des récentes découvertes qui permettent de documenter cette période encore sombre de l’histoire écossaise, entre débuts de la chrétientés et invasions scandinaves. Source BBC
  • Christopher Marlowe, officiellement co-écrivain de certaines pièces de William Shakespeare : on le sait déjà, les chefs d’œuvre ne se font pas tous seuls. Pourtant, pendant longtemps, William Shakespeare a été le grand dramaturge britannique du XVIe siècle, éclipsant de nombreux auteurs qui participèrent à cet âge d’or fondateur de la littérature anglaise. Des analyses textuelles ont permis d’affirmer que Shakespeare ne fut pas tout seul à rédiger certaines de ces pièces. Le génie Shakespeare est-il en réalité le résultat de l’émulation entre certains des dramaturges les plus brillants de l’époque ? Les dernières recherches tendent vers cette voie. Source BBC
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Photographie de la gravure découverte à Orkney. Crédits Dr Hugo Anderson-Whymark
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