Newsletter #9

Chaque semaine, une archive du blog, une oeuvre, et une lecture en ligne, et plus si affinités…

Semaine du 20 au 26 novembre 2016

L’archive de la semaine : La peinture américaine au musée du Louvre
Deux articles sont mis en valeur cette semaine, alors que les résultats de l’élection américaine viennent de secouer le monde. Chaque article traite de deux genres qui firent le succès de la peinture étasunienne : le portrait et la nature morte.
Il faut remercier entre autre Guillaume Faroult, conservateur des peintures britanniques et américaines au musée du Louvre pour le développement de ce programme de recherche et d’exposition sur quatre ans.
Ce domaine de recherche est encore en friche en France. Aussi, un partenariat entre l’Institut national d’histoire de l’art et la Terra Foundation for American Art ont permis le développement – certes restreint – de l’étude de la peinture américaine en France. Plusieurs expositions ont ainsi vu le jour, dont la plus récente est celle qui a actuellement lieu au musée de l’Orangerie
08-547651
La Croix dans la solitude, Thomas Cole, vers 1848, musée du Louvre
L’oeuvre de la semaine : Le documentary art
Cette semaine, nous ne vous présentons pas une oeuvre mais un courant presque inconnu. Le « documentary art ». Développé dans les années 1930, cet art s’associe avec la Grande Dépression qui suivit avec le crash boursier de New-York en 1929. Les artistes de ce courant s’attelèrent à dépeindre la vie britannique et les prémices de la Seconde Guerre Mondiale.
Ce mouvement artistique réaliste se propose, à l’inverse de l’abstraction et du surréalisme, de montrer ces changements de manière bien visuelle et compréhensible par tous, à caractère presque « documentaire », d’où le nom de ce courant. Ils emploient cependant une partie de leur langage symbolique afin de renforcer le message de leurs oeuvres. Cet art est marqué par un sentiment de pessimisme beaucoup plus  Le média favori reste la gravure même si on rencontre aussi quelques peintures mais aussi des collages comme celui-présenté ci-dessous. Parmi les artistes phares, on note Julian Trevelyan (1910-1988), peintre-graveur surréaliste, élève de Hayter, ou encore le graveur James Boswell (1906-1971) connu surtout pour sa série « The Fall of London » (La chute de Londres) publiée en 1933.
Pour aller plus loin :
Mary Chamot, Dennis Farr and Martin Butlin, The Modern British Paintings, Drawings and Sculpture, vol. II, Londres 1964,
Rubbish May be Shot Here 1937 by Julian Trevelyan 1910-1988
Rubbish May Be Shot Here, Julian Trevelyan, 1937, Tate
Lecture de la semaine : Pourquoi le monde aime Charles Dickens ?
Publié il y a quelques jours sur le site de BBC Culture, cet article vous explique pourquoi Charles Dickens est l’un des auteurs les plus importants au monde. Encore aujourd’hui, des foules de milliers d’aficionados se pressent chaque année de la Hollande à Galveston afin de communier autour de l’oeuvre de l’écrivain réaliste.
NPG 1172; Charles Dickens by Daniel Maclise
Charles Dickens, par Daniel Maclise, 1839, National Portrait Gallery
Publicités